Un appel à projet pour améliorer la compétitivité internationale des universités

L’État français a lancé une nouvelle vague de labellisations, IDEX et I-SITE, qui vise à regrouper les établissements universitaires françaises pour mieux apparaître à l’échelle mondiale.

Idex et I-site visent à rendre plus compétitif l'enseignement supérieur et la recherche française.
  1. I-SITE : des sites aux fortes coopérations avec le monde économique
  2. Vers un nouveau paysage universitaire
  3. Examen par un jury international

Dans ce contexte international de plus en plus compétitif, l’État via le Commissariat Général à l’Investissement et l’Agence Nationale de la Recherche (ANR), a lancé les appels à projet IDEX (Initiatives d’excellence) et I-SITE (Initiatives-Science – Innovation –Territoires – Economie) en 2014. Réalisés dans le cadre des Investissements d’avenir, ils souhaitent « favoriser une dynamique d’excellence ». Une ambition qui doit aider l’enseignement, la recherche, mais aussi « améliorer la compétitivité économique », grâce à des partenariats avec les entreprises.
 
Pour arriver à cela, l’appel à projet comprend 2 parties. La première vise à favoriser l’émergence de « nouveaux pôles pluridisciplinaires d'enseignement supérieur et de recherche de rang mondial ». Ce sont les IDEX pour Initiatives d’excellence. Déjà porté par le premier programme des Investissements d’avenir, ce volet souhaite arriver à une dizaine de grandes universités de recherche capables de soutenir la concurrence avec les meilleures mondiales.

I-SITE : des sites aux fortes coopérations avec le monde économique

Le second volet concerne un deuxième cercle de pôles : les I-SITE. Il s’agit de reconnaître l’ambition de transformation et la capacité d’innovation de sites dont les forces scientifiques sont plus concentrés sur quelques thématiques d’excellence. « Les I-SITE valorisent ces atouts scientifiques thématiques, reconnus et distinctifs, et en font un levier d’entraînement et un point d’appui de leur stratégie de développement. En particulier ces projets seront caractérisés par la capacité des porteurs à développer, dans leur palette thématique, des coopérations fortes et particulièrement efficaces avec le monde économique, et à mettre en œuvre des actions innovantes de recherche partenariale, de développement de l’entrepreneuriat et de formation professionnelle, initiale et continue » (ANR).

Vers un nouveau paysage universitaire

Le classement de Shanghai a consacré cette année… 22 universités françaises parmi les 500 meilleures mondiales. Avec 3 établissements dans le top 100, la France est bien loin de concurrencer la Grande-Bretagne et les Etats-Unis qui trustent les premières places.
 
Le constat de départ est simple : les établissements d’enseignement supérieur et de recherche français sont trop petits, trop éclatés. L’idée est donc de mettre en place « une structuration qui fasse évoluer le morcellement excessif hérité du passé », comme l’explique l’ANR. Ce changement concerne aussi bien les Universités que les grandes écoles et les organismes de recherche. Le but est d’arriver à « un nouveau paysage universitaire » en France, avec des regroupements importants permettant d’atteindre une masse critique. Cette dernière permettra alors de bénéficier d’une meilleure visibilité à l’international. Un aspect important pour mieux apparaître dans les classements comme celui de Shanghai, mais surtout pour attirer les talents.

Examen par un jury international

Outre le gain de visibilité, l’intérêt de se positionner sur cet appel à projet pour les établissements français réside dans les fonds alloués. Plusieurs projets ont déjà été validés avec à la clé des montants de 9 à 13 millions d’euros pour les IDEX et d’environ 5 millions pour les I-SITE. Mais leur nombre ne sera pas extensible à l’infini, la dernière vague de labellisation ayant lieu début 2017. Afin de ne souffrir aucune contestation, les candidatures sont examinées par un jury international prestigieux, présidé par Jean-Marc Rapp. Les Universités auront ensuite 4 ans pour mettre en place leurs projets, avant de remettre en jeu le label, en passant de nouveau devant leurs paires.