Les universités rennaises : une contribution importante à l’économie du territoire

Une étude menée par l’Audiar vient de révéler l’impact économique des 2 établissements pour le territoire. Un poids important qui s’explique par la présence des nombreux étudiants et salariés qui y travaillent, mais aussi par l'importance de leurs relations avec les acteurs socio-économiques.

Ambiance en centre ville l'été place St Anne - Crédit : D. Gouray Rennes Ville et Métropole
  1. Un fort impact sur l'emploi
  2. Des partenariats avec le monde économique local mais aussi à l'international
  3. Des collaborations en recherche et développement avec des grands groupes

600 millions d’euros. Ce sont les retombées économiques que génèrent les deux Universités, Rennes 1 et Rennes 2, sur le territoire. Le chiffre a été communiqué par l’Audiar qui vient de réaliser une étude fine sur le sujet. A travers son observatoire de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR), l’organisme souhaitait ainsi mesurer la place des Universités dans le paysage économique rennais. Un poids qui s’avère donc important quand on sait que le PIB total de la métropole est de 12 à 13 milliards par an. Ces résultats viennent valider un « soutien à l’ESR depuis de nombreuses années » de la part de Rennes Métropole, précise Isabelle Pellerin, sa vice-présidente à l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation.

Un fort impact sur l'emploi

Dans le détail, on constate que 70% de ces retombées se font dans la métropole rennaise. Une part importante, 241,3M€ sur 600, sont induits par la seule présence des étudiants sur le territoire. Ils étaient 43 000 sur l’année 2013 qui sert de référence pour l’étude. Chacun d’entre eux a un budget moyen de 600€ par mois, dont la moitié est dépensée pour le seul logement. L’immobilier rennais bénéficie donc bien, sans surprise, de l’activité de l’enseignement supérieur. Une tendance qui va continuer d’aller croissant car les effectifs continuent d’évoluer à la hausse. Autre critère important, la présence des salariés des Universités. Ce sont en effet 9 363 emplois qui sont générés, avec un pouvoir d’achat plus important que les étudiants. Ce sont donc eux qui génèrent le plus de retombées financières.

Des partenariats avec le monde économique local mais aussi à l'international

L’étude de l’Audiar mesure enfin la contribution au développement socio-économique de l’ESR. Des liens sont d’ailleurs tissés entre les universités et le monde économique, « à travers la Fondation Rennes 1 » notamment, comme le rappelle David Alis son président. Au delà de cette prise directe, les laboratoires des 2 Universités ont développé plus de 200 projets, en relation avec 420 entreprises. Des liens qui ne sont pas que locaux, car la moitié de ces partenaires sont basés à l’étranger, notamment l’Allemagne (51) et le Royaume-Uni (31). Des connexions qui permettent de relier le territoire rennais à 160 agglomérations européennes.

Des collaborations en recherche et développement avec des grands groupes

Outre l’aspect géographique, les collaborations des laboratoires rennais se fait avec de nombreux grands groupes. On y retrouve en particulier le groupe Thalès (24 projets communs), Orange (13 projets) ainsi que EDF R&D, Alcatel-Lucent et Technicolor R&D (6 projets chacun). De quoi justifier les « 8 à 9 millions d’euros investis par an sur l’enseignement supérieur et la recherche par Rennes Métropole » comme le précise Ronan Viel, chargé de l’étude pour l’Audiar. C’est aussi un rôle structurant pour la région, Rennes formant à 63% des étudiants originaires de Bretagne. Seul bémol, ils ne sont que 41% à rester y travailler, 1 sur 5 étant attiré par l’Île de France et la même proportion par les Pays de la Loire.